Tuesday, February 20, 2024

Le cultive de différentes langues et d'autres considérations

 






Il y a des gens qui disent que toute la diversité de langues présentes dans le monde serait un véritable problème. Pour eux, cette diversité représenterait un problème pour la communication parmi les êtres humains. À partir du moment où il y a différentes langues, les personnes ne seraient pas capables de se communiquer et de parvenir à la compréhension. Par contre, d'autres personnes ont plutôt tendance à considérer cette question sur le point de vue opposé. Selon ce point de vue, différemment d'être un véritable problème, cette diversité représenterait l'une des plus riches caractéristiques humanistes. C'est-à-dire, avec l'existence de différentes langues, il y aurait la possibilité d'existence de nouveaux modes de se communiquer, de parler, d'écrire et d'exprimer des idées. Et quand on parle d'exprimer des idées, on a en vue que les différentes langues pourraient exprimer la pensée de modes variés. On perçoit sa détermination dans le monde au moyen de différentes manifestations artistiques, comme la peinture, la littérature, l'architecture et la musique, par exemple. Ici, on fait référence à la pensée artistique. Mais qu'est-ce que serait la pensée ? Je vous invite à réfléchir avec moi à quelques idées qui me viennent maintenant à la tête et qui seront esquissées tout au long de ce bref essai.

La langue maternelle fait partie de la vie des personnes lorsqu'elles commencent à recevoir les premières influences d'une certaine communauté linguistique. Il y a des personnes qui grandissent dans un environnement monolangue, c'est-à-dire l'apprentissage des premiers mots et la communication se passent au moyen d'une seule langue. Par contre, il y a des personnes qui grandissent dans un environnement multilangue, c'est-à-dire l'apprentissage des premiers mots et la communication se passent au moyen de deux ou plusieurs langues. Dans le premier cas, les personnes héritent le legs linguistique d'une communauté de locuteurs. Dans le second cas, les personnes héritent le legs linguistique au moins de deux communautés de locuteurs.

Pour une personne qui grandit dans un environnement monolangue, cela ne signifie pas qu’elle parlera uniquement une langue tout au long de sa vie. Cette personne, au cours de sa formation éducationnelle, peut découvrir des nouvelles références et manifester le désir d'établir contact et d'apprendre la langue d'autres communautés linguistiques. Percevez que si cette personne considère correct le précepte selon lequel la diversité de langues présentes dans le monde représenterait un véritable problème, elle mépriserait que la diversité de langues présentes dans le monde représente l'une des plus riches caractéristiques humanistes. C'est-à-dire, elle laisserait l'apprentissage d’une nouvelle langue de côté, car, pour elle, la compréhension parmi les êtres humains représente un problème insoluble, une fois que les désaccords ont toujours existé et que les choses sont toujours comme cela. Donc, la possibilité d’apprendre une nouvelle langue ne ferait aucun sens.

De l'autre côté, quand on découvre comment cette diversité de langues représente l'une des plus riches caractéristiques humanistes, la possibilité d'apprendre une nouvelle langue et, par conséquent, la possibilité de faire partie d’une nouvelle communauté de locuteurs émerge. Wittgenstein disait que les limites de son langage signifiaient les limites de son monde. C'est-à-dire, quand quelqu'un décide d’apprendre une deuxième langue, un nouveau mode de se communiquer, de parler, d'écrire et d'exprimer des idées pourra naître. En ce sens, la volonté d'apprendre une nouvelle langue est nourrie par la curiosité de découvrir un nouveau monde, et si cette volonté d'apprendre une nouvelle langue est une flamme vivante, ce monde n'a pas de frontières. Autrement dit, la volonté d'apprendre une nouvelle langue émerge quand il y a une curiosité de comprendre ce que les autres personnes pensent et ont à dire. Établir contact avec le patrimoine culturel d'autres peuples d'une manière si intime, c'est-à-dire au moyen de la connaissance de la langue de cette communauté de locuteurs, peut être l'une des expériences existentielles le plus enrichissantes. Lire des livres, écouter de la musique, regarder des films ou même perfectionner l'art de la conversation, entre autres choses, tout cela pourra être fait quand on commence à cultiver des nouvelles langues. Si les modernes ont fait l'exploitation du Nouveau Monde par la mer, ce ne serait pas une mauvaise idée d'exploiter non seulement l'Ancien Monde par le langage, mais aussi le monde entier.    

Quand on apprend à cultiver la pratique et l'apprentissage de nouvelles langues, on arrive à valoriser cette richesse de caractéristiques humanistes en termes linguistiques. La communication se passe dans la vie quotidienne et, fréquemment, quand on n'est pas capable de faire la bonne utilisation des mots, la compréhension devient plus difficile. Cela se passe avec les propres locuteurs à l'intérieur d'une communauté linguistique et parmi les locuteurs qui appartiennent à différentes communautés linguistiques. Par contre, j'ai l'impression que cette complexité présente pendant la communication est plus une caractéristique du fonctionnement des langues qu'un véritable problème. Il y a des gens qui aiment utiliser un vocabulaire trop élaboré et compliquer la communication, par exemple. Cependant, quand on se dispose à communiquer et à exprimer nos pensées de manière simple, claire et accessible, on peut construire la compréhension.

Il y a beaucoup de langues et, malgré le désir d'en apprendre des nouvelles, je pense qu'il serait pratiquement impossible à les apprendre toutes au cours d'une vie. Dans ce sens, afin de promouvoir la compréhension, l'entente et le rapprochement culturel et commercial parmi les peuples, la figure du traducteur apparaît. Ce professionnel a dévoué plusieurs années de sa vie à l'apprentissage des langues avec lesquelles il travaille et, après tout l'apprentissage, le cultive de ces langues est devenu naturel.

On a déjà commenté dans certaines publications antérieures qu’un même mot peut être utilisé dans des contextes différents, et quand l'utilisation transite parmi les contextes, la signification des propositions change. Par exemple, le mot « tolérance » peut être utilisé en différents contextes. Ainsi, si on considère que les mots sont quelques des composants constitutifs des langues – je fais référence à celles pour lesquelles l'idée de mot a du sens, cependant, il y a d'autres langues dans d'autres régions et lieux dont l'idée de mot n'a peut-être aucun sens – et la communication, la parole, l'écriture et l'expression de la pensée passent par les mots, donc la reconnaissance des différentes langues présentes dans le monde implique la reconnaissance des différentes communautés linguistiques.

Le traducteur, à son tour, peut mettre en pratique deux habilités linguistiques très intéressantes pour promouvoir la compréhension et l'entente en ayant en vue la culture des différentes langues avec lesquelles il travaille :  la cordialité et la versatilité linguistiques. Dans mon cas, je travaille avec les paires linguistiques anglais et français vers le portugais du Brésil. Ainsi, au-delà de la communauté lusophone, je me considère membre des communautés anglophone et francophone. C'est-à-dire, je me considère proche des locuteurs de ces communautés à partir du moment où, dans certaines circonstances de ma vie, j'ai eu l'intérêt d'apprendre, d'étudier et de cultiver les langues anglaise et française. De l'autre côté, j'ai repris les études d'espagnol il y a peu de temps et j'ai l'intention de prochainement offrir mes services linguistiques de l'espagnol vers le portugais du Brésil, c'est-à-dire je rejoins la communauté linguistique hispanique. C'est tellement gratifiant l'idée de pouvoir établir contact avec nos chers voisins latino-américains et aussi avec les Espagnols. Ma trajectoire linguistique se déroule comme cela : le portugais du Brésil est ma langue maternelle ; l'anglais est ma deuxième langue ; l'espagnol est ma troisième langue dont les études ont été interrompues après un an ; le français est ma quatrième langue ; après avoir conclu les études de français, j'ai repris les études d'espagnol.

Ainsi, si on considère qu'une personne ne sera pas capable d'apprendre toutes les langues existantes tout au long de la vie, si on considère que les propres personnes ont certaines affinités par rapport à l'apprentissage de certaines langues et si on considère encore qu'il y a des personnes sans aucun intérêt à l'apprentissage de langues, le traducteur pourrait représenter une figure très intéressante pour promouvoir la compréhension et l'entente, donc son travail a la tendence de rapprocher les personnes. Pour le traducteur, la diversité linguistique présente dans le monde représente une richesse humaniste considérable. Et le fait d'exister beaucoup de personnes qui s’expriment seulement par la langue maternelle peut être une motivation supplémentaire pour le travail du traducteur. Ces personnes pourraient être incluses dans la communication qui se passe dans la vie quotidienne. Par exemple, un patient qui est à la recherche de certaines informations sur un traitement médical pourrait accéder aux nouvelles qui se passent dans d'autres pays grâce aux annonces scientifiques qui sont faites dans sa langue maternelle. Le travail de traduction génère de l'inclusion linguistique.

De l'autre côté, la complexité présente dans la communication est perceptible pendant la traduction d'un texte. Dans ce sens, j'ai l'impression que la signification des mots, et non la diversité de langues présente dans le monde, représente un problème à la communication. S'il y avait une signification univoque, il n'y aurait pas du tout le besoin de toute la diversité linguistique présente dans le monde et tout le monde serait capable de se comprendre, êtes-vous d'accord ? Ainsi, la diversité terminologique présente dans le texte demande au lecteur ou à la lectrice, entre autres choses, l'investigation continue  de la signification pour que le texte puisse devenir intelligible, une fois que la signification des propositions est construite à partir de l'utilisation des mots. Pendant la traduction, une des motivations du traducteur est de construire un texte qui respecte l'intelligibilité du texte original. Et quand je parle d'intelligibilité, je considère le terme en sens élargi, c'est-à-dire la construction de cohérence entre le texte original et le texte traduit, le ton du message, le style, la fluidité, la consistance terminologique, entre autres aspects. D’ailleurs, un élément important qui aide à guider le travail du traducteur est d'avoir en considération le public lecteur. Le texte traduit sera destiné au public lecteur, donc plus accessible le texte, mieux pour le lecteur ou la lectrice.

Je ne pourrais qu'illustrer comme un exemple la traduction des textes pour le domaine médical. Traduire un texte de ce domaine est un travail qui demande beaucoup d'attention, mais il est aussi doublement gratifiant. L'utilisation, la traduction et l'emploi terminologique doivent être précis et clair. Premièrement, travailler avec un texte dont le contenu est scientifique me fait souvenir de l'époque de la faculté, le moment où j'ai eu l'occasion d'étudier les textes de Sextus Empiricus – médecin et philosophe. Découvrir son remarquable altruisme philosophique a été l'un des événements les plus marquants de mon parcours universitaire. J'ai toujours à la tête ses enseignements et son altruisme philosophique semble avoir un effet notable sur ses patients. Deuxièmement, le fait de savoir que la traduction d'un texte du domaine médical sera destinée au lecteur ou à la lectrice représente une inclusion en termes de bien-être et de santé.

Par contre, cultiver les langues d'autres communautés n'implique pas laisser de côté sa langue maternelle. C'est bien au contraire ! Même si le monde n'a pas de frontières, en termes linguistiques, pour ceux qui sont intéressés par l'apprentissage des langues, la langue maternelle est si ou plus cultivée que les autres langues, une fois que le traducteur vit dans sa communauté de convivialité linguistique plus proche. J'ai l'intention de construire ma bibliothèque tout au long de ma vie. Je fais cela petit à petit, doucement. Et dans la plupart du temps libre, j'aime mettre à jour mes lectures. Je prétends réserver un moment de ma vie à la lecture des classiques de la littérature brésilienne. Quand j'étais adolescent, au lycée, j'aimais les cours de littérature et j'avais une prédilection pour les études de la langue portugaise et de l'anglais. Je n'ai jamais été un élève brillant, mais j'aimais beaucoup les cours. Cependant, j'ai l'impression que, après avoir reçu la formation universitaire, ces lectures pourraient être interprétées sous un regard différent, avec un héritage philosophique vivant. Par exemple, j'aimerais lire plus attentivement Machado de Assis, Olavo Bilac, Lima Barreto, Graciliano Ramos, João Cabral de Melo Neto, Cecília Meireles, Clarice Lispector, entre autres. Mes lectures suivront mon parcours et mon vieillissement en tant qu'être humain. J'ai eu un professeur à la faculté, appréciateur de l'œuvre de Diderot, qui disait qu'une vie n'était pas suffisante pour qu'on puisse lire tous les classiques. Je dirais aussi, afin de compléter cette observation, que pour lire certains classiques dans une langue étrangère, il faut consacrer un temps précieux de la vie à l'étude des langues avec lesquelles on a des affinités. Par ailleurs, le résultat concret du travail de traduction est réalisé et livré au lecteur dans la langue maternelle.

Je ne pourrais m'empêcher de rappeler la provocation de Schopenhauer, selon laquelle, pour lui, la traduction est « une œuvre morte ». Quant aux traductions des écrivains de l'antiquité spécifiquement, sa provocation disait encore qu'« elles constituent pour ceux-ci un succédané tel que la chicorée par rapport au vrai café ». Une fois de plus, j'aimerais exprimer mon désaccord. Et, chers lecteurs, sachez que, quand on est disponible à philosopher, l'expression du désaccord est un déploiement salutaire pour la pensée. D'ailleurs, reconnaître la possibilité d'existence du désaccord est également bénéfique. J'ai déjà offert quelques arguments en indiquant mon désaccord quant à la provocation. J'aimerais offrir d'autres considérations. Une traduction n'est pas une œuvre morte selon les raisons suivantes. À partir du moment où le traducteur travaille motivé par l'idée selon laquelle il peut promouvoir la compréhension et l'entente, le résultat de son travail engendre l'approximation des personnes, comme je l'ai déjà dit. Par ailleurs, il y a des gens qui peuvent être bénéficiés par le contact d'un texte traduit. Imaginez que les jeunes étudiants ont la curiosité d'établir contact avec la littérature étrangère. Cependant, dans ces circonstances, ils n'ont pas encore eu l'occasion d'apprendre la langue du texte original. Et cela se passe en fonction des motifs les plus variés. Par exemple, il y a des cas selon lesquels les jeunes étudiants n'ont pas de conditions financières pour financer les études d'une langue étrangère. Cela se passe souvent – d'ailleurs et malheureusement. Ainsi, avoir la possibilité de conduire un texte traduit vers ces lecteurs pourrait être formidable. À partir du contact avec cette lecture, ces jeunes étudiants pourraient maintenir l'intérêt vivant par rapport aux études d'une langue étrangère dans une circonstance plus opportune. Dans ce sens, traduire, je répète, est promouvoir l'inclusion linguistique. De l'autre côté, les œuvres des écrivains de l'antiquité ont été écrites dans les langues qui ne sont plus parlées contemporainement. Ainsi, le traducteur fait un travail très minutieux pour essayer de récupérer, entre autres choses, l'intelligibilité de ces œuvres, et dans la mesure de ses forces, le résultat de son travail devra offrir le texte traduit en respectant les plus diverses caractéristiques littéraires du texte original. C'est-à-dire, il y a eu certaines expériences intellectuelles et tout un itinéraire a été parcouru par le traducteur. Évidemment, les textes sont différents, si on considère qu'ils ont été écrits en différentes langues, entre autres aspects. Par contre, je pense que le travail du traducteur a son importance à partir du moment où il offre au public lecteur une possibilité de lecture, au-delà de maintenir l'intérêt et la curiosité vivants pour que les personnes puissent savoir ce que l'auteur disait dans un passé distant.

À ce stade, le lecteur ou la lectrice pourrait formuler l'objection suivante : l'apprentissage d'une langue est plein de difficultés. En outre, il y a beaucoup de personnes qui n'aiment pas lire, alors pourquoi elles liraient une traduction ? Premièrement, au-delà de tous les bénéfices proportionnés grâce à l'apprentissage d'une langue, la pratique de l'apprentissage peut être interprétée en tant qu'un acte de modestie. Quand une personne est exposée à l'apprentissage d'une langue étrangère, elle aura l'opportunité d'établir contact avec d'autres visions du monde, opinions, modes de communication, etc. Par ailleurs, cette personne pourra apprendre, pratiquer et découvrir la tolérance à partir du moment où cette personne commence à expérimenter les divers aspects d'une nouvelle culture, à apprendre les coutumes et les modes de penser. Voici quelques richesses humanistes qui pourraient être absorbées par rapport à la diversité linguistique. Cette personne pourra faire partie d'une nouvelle communauté de locuteurs. Deuxièmement, quant au goût pour la lecture, effectivement, il y a beaucoup de personnes qui n'aiment pas lire dans sa langue maternelle. Et, ainsi, il y a beaucoup de personnes qui n'ont pas la notion de l'importance d'un texte traduit. Par contre, je pense que le goût pour la lecture peut être acquis tout au long de la vie, donc sa pratique peut devenir une habitude. Est-ce que vous avez déjà imaginé comment le contact avec les mots peut stimuler l'inventivité, mettre la pensée en mouvement et engendrer de nouvelles idées ? Ainsi, quand les personnes arriveront à découvrir toute la richesse concernant l'apprentissage des langues et, par conséquent, à prendre le goût pour la lecture, ils seront tout à fait en mesure d'attribuer de la valeur à un texte traduit. Voilà donc la découverte de l'importance du travail du traducteur.

Et quand on parle de tolérance, voici un autre aspect de toute la richesse humaniste qu'on a évoquée ci-dessus. En cultivant différentes langues, on parvient à reconnaître les communautés de locuteurs et leurs différents modes de communication. En ce moment, le lecteur ou la lectrice pourrait formuler une autre objection. La communication est fréquemment inintelligible et il y a des tensions quand elle se passe parmi les personnes. Premièrement, reconnaître les diverses communautés de locuteurs implique la reconnaissance de divers phénomènes linguistiques présents à l'intérieur de ces communautés. Des nouvelles pratiques et approches linguistiques peuvent naître spontanément. Un certain groupe linguistique à l'intérieur de cette communauté de locuteurs pourra adopter un vocabulaire spécifique, utiliser certaines expressions et pourra – pourquoi pas ? – adopter certaines pratiques discursives au détriment d'autres. Comme j'ai déjà dit antérieurement, ces phénomènes linguistiques sont dynamiques et se passent spontanément. Deuxièmement, une communauté linguistique adopte sa référence normative qui détermine la norme linguistique. Quand ces phénomènes linguistiques se passent spontanément à l'intérieur de la communauté de locuteurs, ils engendrent des nouveautés, entre autres choses. Et voilà, à partir de ce moment, donc, une tension entre les nouveautés et l'usage conventionnel de la norme linguistique. Et j'ai l'impression que cette tension ne représente pas un problème, mais un trait de fonctionnement des langues. Au fur et à mesure, et avec la découverte et l'adoption des nouvelles pratiques linguistiques, certaines utilisations et modes de communiquer deviendront habituels et présents parmi les locuteurs. C'est-à-dire, d'un côté, il y a les phénomènes linguistiques qui se passent spontanément ; de l'autre côté, la référence normative qui détermine la norme linguistique. Et je pense que tous les deux peuvent coexister pacifiquement. Il appartiendra donc aux locuteurs de faire la bonne utilisation des mots, d'être prêts à exprimer clairement leurs pensées et d'avoir le bon sens d'identifier le contexte dans lequel la communication advient. Après tout, pour qu'il y ait de la communication, il faut qu'il y ait de la disponibilité et de la bonne volonté de la part des interlocuteurs.

Pour conclure le texte, j'aimerais finaliser l'essai en disant que l'acte de modestie qu'on met en pratique quand on apprend non seulement les langues, mais tous les modes d'apprentissage qu'on est disposé à absorber pour qu'on puisse être dans le monde d'une manière plus intelligente, me semble être un acte très salutaire pour le perfectionnement du genre humain. Est-ce que vous avez déjà pensé comment pourrait être intéressant d'ouvrir un livre de philosophie, par exemple ? Ainsi, l'image du professeur et de la professeure me vient à la tête. J'ai eu l'opportunité de connaître des personnes très généreuses au long de mon parcours d'apprentissage – constant et ininterrompu – dans les écoles, dans les écoles de langues et à l'université ici au Brésil. Donc, je vois un rapport direct parmi le travail de ces professionnels, le travail du traducteur et le travail de lecture du public lecteur. Le goût pour la lecture et le possible goût pour la lecture d'un texte traduit peuvent naître, aussi et surtout, dans l'environnement scolaire et universitaire. Je ne pourrais qu'exprimer toute ma gratitude et dire merci beaucoup à toutes ces personnes.

Merci beaucoup de votre attention et j'espère que vous avez apprécié la lecture.

À la prochaine publication !


 

Sur la peinture :

Vincent van Gogh (1853 – 1890)

Les Souliers

Paris, septembre-novembre 1886

Huile sur toile

Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)


Brazilian Portuguese Translations, Brazilian Portuguese Translator #brazilianportuguesetranslations #brazilianportuguesetranslator

Monday, January 8, 2024

On the Cultivation of Different Languages and Other Views

 






Some people say that all the linguistic diversity in the world would be a true problem. For them, this diversity represents a difficulty in communication among human beings. Then, people would be unable to communicate and come to an understanding due to linguistic diversity. However, others would tend to see this subject from the opposite point of view. According to it, rather than being a true problem, this diversity would represent one of the richest humanistic characteristics. That is, new modes of communicating, speaking, writing, and expressing ideas might be possible as soon as different languages become available. And, when I mention expressing ideas, I consider that different languages could express thoughts differently. We notice their determination in the world through different arts, such as painting, literature, architecture, and music, for example. Here we consider artistic thought. But what would thought be? Come with me to see some ideas that will be outlined throughout this short essay now.

The native language is part of people’s lives when they start receiving the first influences from a certain linguistic community. Some people grow up in a monolingual environment; that is, the first words learned and communication occur in a single language. However, some people grow up in a multilingual environment; that is, the first words learned and communication occur in two or more languages. In the first case, people inherit the linguistic legacy from one speaking community. In the second case, people inherit the linguistic legacy from at least two speaking communities.

For one who grows up in a monolingual environment, it doesn’t mean they will speak one single language throughout their entire life. In the course of educational life, there is the possibility of discovering new references as well as having a growing interest in establishing contact with and learning other linguistic community languages. Kindly note that if they had considered correct the precept according to which the linguistic diversity in the world represented a true problem, they would disregard the fact that the linguistic diversity in the world represents one of the richest humanistic characteristics. That is, they would leave behind learning a new language, because, for them, understanding among human beings represents an insoluble problem since misunderstandings always happen and things seem to be like that forever. Therefore, learning a new language seems to have no meaning at all.

On the other hand, the possibility of learning a new language pops up from the moment we discover how linguistic diversity represents one of the richest humanistic characteristics and, consequently, being part of a new speaking community. Wittgenstein said that the limits of his language meant the limits of his world. That is, new modes of communicating, speaking, writing, and expressing thoughts could be born. In this sense, the willingness to learn a new language is nourished by the curiosity to discover a new world, and, when the willingness to learn a new language is a burning flame, this world has no borders. In other words, the willingness to learn a new language arises when we wonder what other people think and have to say. Establishing contact with other people’s cultural heritage in such intimacy, that is, when we are inserted in the speaking community language, might be one of the most fruitful existential experiences. Reading books, listening to music, watching movies, staying tuned with live content, or improving the art of conversation, among other things, could be done when we start cultivating new languages. If moderns have explored the New World by sea, it wouldn’t be a bad idea to explore not only the Old World by language but also the entire world.

We come to value the humanistic characteristic richness in linguistic terms when we learn to cultivate the practice and learn new languages. Communication takes place in ordinary life. Then, the understanding that comes from communication gets more difficult when we are not able to practice proper word usage. It happens to the inside speakers of a certain linguistic community and among speakers from different linguistic communities. However, my impression is that this complexity in communication represents more of a linguistic feature than a true problem. Some people like to use convoluted vocabulary and complicated communication, for example. However, when we communicate and express our thoughts simply, clearly, and openly, we can build up understanding.

There are many languages in the world, and despite one’s willingness to learn new ones, I am afraid that it would be practically impossible to learn all of them throughout life. In this sense, the translator comes to the scene to promote comprehension and understanding to strengthen the cultural and commercial bonds among people. This professional has dedicated many years of his life to studying the languages with which he works, so the cultivation of them naturally happened.

We have already commented in certain previous posts that the same word can be used in different contexts. Thus, the sentences get different meanings when the word usage transitions from one context to another. For example, the word “tolerance” can be used in different contexts. Its meaning can change depending on its usage. Then, the recognition of different languages in the world implies the recognition of different linguistic communities given that one of the language components is the word – I am referring to the languages for which the idea of word makes some sense, though there are other languages in other regions and places whose idea of word may not have any sense at all.

The translator, in turn, can put into practice two interesting linguistic abilities to promote understanding, given the cultivation of the different languages they work with: Linguistic cordiality and versatility. In my case, I work with English>Brazilian Portuguese and French>Brazilian Portuguese. Thus, besides the Lusophone community, I consider myself a member of the Anglophone and Francophone communities. That is, I consider myself in a strait relationship with these speakers’s communities because, in certain circumstances of my life, the willingness to learn, study, and cultivate English and French flourished. On the other hand, I have retaken Spanish studies recently, and I am out to offer my linguistic services in Spanish>Brazilian Portuguese soon. That is, I am getting back to the Hispanic linguistic community. The idea of establishing contact not only with our dear Latin American neighbors but also with Spanish people is gratifying. My linguistic trajectory is outlined as follows: Brazilian Portuguese is my native language; English is my second language; then, I started studying Spanish as my third language, whose studies were interrupted one year after; French is my fourth language; after finishing my French studies, I have retaken the Spanish studies.

Thus, if we consider that one won’t be able to learn all the languages in the world throughout life, if we consider that people themselves have certain affinities regarding the learning of certain languages, and if we still consider that there are people whose willingness to learn a new language doesn’t exist, the translator could play an interesting role to promote understanding, therefore, their work tends to bring people closer together. For the translator, the linguistic diversity in the world represents a considerable humanistic richness. And the translator can find additional motivation as many people communicate only in their native language. Those could be invited to join ordinary life communication. For example, a patient who is searching for certain information for medical treatment could get access to the novelties in other countries from the scientific releases published in their native language. The translation work promotes linguistic inclusion.

On the other hand, the complexities within the communication are perceivable in the translation activity. In this sense, my impression is that the words’s meaning, and not the linguistic diversity in the world, poses issues for communication. If there were a univocal meaning, there would be no need for all the linguistic diversity in the world, and everyone would be able to come to an understanding, do you agree? Thus, the text terminological diversity goes hand in hand with the meaning terminological investigation that is done during the reading. Then, the text can become intelligible since the sentence’s meaning is built up from word usage. Therefore, in the translation activity, the aim is to build up an intelligible text that does justice to the original. On the other hand, when I refer to intelligibility, I consider the term in a wide sense, such as the meaning and coherence between the source and target text, the tone of the message, style, fluidity, terminological consistency, and other aspects. In addition, another important element that helps to guide the translator’s work is to consider the audience. By the way, the translated text is directed to the target audience – so the more accessible it is, the better for the reader.

I could not but illustrate, as an example, the medical field text translation. Translating such texts is not only a work of great responsibility but also doubly rewarding. The usage, the translation, and the terminological employment must be precise and crystal clear. Firstly, dealing with a text with scientific content brings about memories from the time of the university. As a student, I had the opportunity to read Sextus Empiricus’ texts – who was a doctor and philosopher. Discovering his remarkable philosophical altruism was one of the most significant events in my university journey. I always have on my mind his teachings, and his philosophical altruism turns out great effects on his patients. Secondly, knowing that a translated medical text will be targeted to the reader represents inclusion in terms of wellness and healthiness.

However, the cultivation of other communities’s languages doesn’t imply leaving behind the native language. On the contrary! Though the world could not have borders, in linguistic terms, for anyone interested in learning a new language, the native language is as or more cultivated than the other languages since the translator lives in his closest linguistic community. I am out to set up my library throughout my life. I have been doing it step-by-step. And, in most of my free time, I enjoy updating my readings. I intend to reserve a moment in my life to read the classics of Brazilian literature. When I was an adolescent in high school, I loved literature classes and studying Portuguese and English. I was never an exceptional student, but those classes made me feel great. However, my impression is that, after having gone through the university, those readings could be interpreted under a new view, that is, with a living philosophical background. For example, I would like to carefully read Machado de Assis, Olavo Bilac, Lima Barreto, Graciliano Ramos, João Cabral de Melo Neto, Cecília Meireles, Clarice Lispector, among others. My readings will follow along with my steps and the human maturity experience. I had a professor at the university, an appreciator of Diderot’s work, who said that an entire life was not enough to read all the classics. In addition to his view, I would say that we need to devote precious time in our lives to studying the languages with which we feel closer to being able to read certain classics in foreign languages. Besides, the translation work concrete result is made and delivered to the reader in the native language.

I could not but remember Schopenhauer’s provocation, according to which, for him, every translation would be a "dead work". Regarding the translations of antiquity writers, his provocation still said that "they were a substitute for them just as is chicory coffee for the real thing". I would like to express my disagreement once again. And, dear reader, be aware that, when we are open to philosophizing, the expression of disagreement is a salutary deployment for the thought. Besides all that, recognizing the possibility of disagreement is equally salutary. I have already offered some arguments indicating my disagreement regarding his provocation. I would like to offer some additional views. A translation is not a dead work due to the following reasons. The translator’s work brings people closer together since he is motivated by his aim of promoting understanding, as I have already said before. In addition, some people can benefit from contact with a translated text. Imagine the young students who want to establish contact with foreign literature. However, in those circumstances, they still didn’t have the opportunity to learn the original text language. And it happens for the most different reasons. For example, in some cases, underprivileged students with no financial resources are unable to afford to study a foreign language. This is common – and unfortunately. Thus, being responsible for bringing the translated text to those readers would be formidable. In the appropriate circumstances, those young students could keep their willingness alive regarding a foreign language study while establishing contact with the translated text. In this sense, translating, I repeat, is to promote linguistic inclusion. On the other hand, the translations of antiquity writers were written in languages that are no longer spoken currently. Thus, the translator minutely works to try to rescue, among other things, the work’s intelligibility, and according to their forces, the work result should offer the translated text respecting the most diverse original text literary characteristics. That is, there were certain intellectual experiences, and the translator lived the entire itinerary. The texts are different considering they are written in different languages, among other aspects. However, in my point of view, the translator’s work has its importance given that they offer to the audience a reading possibility, as well as keeping people’s interest and curiosity alive so that they might know what that writer said in the distant past.

At this point, the reader could formulate the following objection: Language learning is full of difficulties. In addition, many people don’t like to read; therefore, why would I read a translation? Firstly, besides all the benefits of learning a language, the practice of learning could be interpreted as an act of modesty. When one is exposed to the learning of a foreign language, they will have the opportunity to establish contact with other worldviews, opinions, communicating modes, and so on. In addition, they learn to practice and live with tolerance when they experience many characteristics of a new culture and discover new habits and thoughts. Here, we can find some of the humanistic richness that could be absorbed regarding linguistic diversification. They become part of a new speaking community. Secondly, when it comes to reading, many people don’t like to read in their native language. Then, many of them don’t even have the notion of the importance of translated text. However, I think the taste for reading can be acquired throughout life so that it can become a habit. Have you ever imagined how contact with words can stimulate inventiveness, put thoughts in motion, and turn out new ideas? Thus, when people discover all the richness that comes from learning a new language and, consequently, from the taste of reading, they can set the value of a translated text. Here emerges the translator’s work importance discovery.

Thus, when it comes to tolerance, here is another aspect of all the humanistic richness that we mentioned above. We recognize the speaking communities and their diversified communication modes, along with the cultivation of different languages. At this point, the reader could formulate another objection: Many times, the communication is unintelligible, and there are tensions when it takes place among people. Firstly, recognizing the diversification of speaking communities implies recognizing the diversification of speaking phenomena within these communities. New practices and linguistic approaches can be born naturally. A certain linguistic group within this speaking community could adopt specific vocabulary, use certain expressions, and – why not? – take certain speaking practices to the detriment of others. As it was said above, these linguistic phenomena are dynamic and take place spontaneously. Secondly, a linguistic community adopts a normative reference that determines the educated norm. When linguistic phenomena take place spontaneously within the speaking community, they turn out novelties, among other things. That’s the point at which emerges tensions among novelties and educated norm usage. And, my impression is that these tensions don’t represent a problem, but a linguistic feature. As time goes by, along with the discovery and adoption of new linguistic practices, certain usage and communication modes could become new linguistic habits that will be present among speakers. That is, on one hand, there are linguistic phenomena that take place spontaneously; on the other hand, the normative reference conventionalizes the educated norm. And I think that both could coexist peacefully. It would be up to the speakers to practice proper word usage, have the availability to express their thoughts clearly, and have a good sense of identifying the context in which the communication takes place. After all, the interlocutors must have the predisposition and willingness to build up the communication.

Finally, I would like to conclude the text by saying that the modesty put into practice when we are learning, and not only languages but also every learning mode we are willing to absorb so that we can be in the world more intelligently, seems to be a beneficial act for the improvement of humankind. Have you ever thought how interesting it could be to open a philosophy book, for example? Thus, the professor’s image comes to mind. I have had the opportunity to know many kind people throughout my learning journey – constant and uninterrupted – in primary and high school, language school, and at university here in Brazil. So, I see a connection between these professionals’s work, the translator’s work, and the reader’s reading work. The taste for reading and the possible taste for reading a translated text can also, and above all, be born in the school and university environment. I can only express my gratitude and say thank you very much to all these people.

Thank you very much for your attention, and I hope you enjoyed the reading. See you in the next post!

 

About the painting:

Vincent van Gogh (1853 – 1890)

Shoes

Paris, September-November 1886

Oil on canvas

Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)


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